Chirurgien urologue retraité, Bernard MALHERBE avait, aux yeux de Mme BASDEVANT, trois atouts majeurs pour me succéder : il habitait à 80 mètres à peine de la FNEP et pouvait s'y rendre en tant que de besoin. D'autre part, il avait une grande expérience syndicale. Il était d'une précision et d'une ponctualité rares. Je me suis vite rendu compte que Mme BASDEVANT avait, une fois de plus, vu juste.
Malheureusement, MALHERBE se montrant discret et réservé, ne demandait rien et je l'ai trop tardivement intéressé à la FNEP où il a accepté de prendre des responsabilités dans son Bureau. Il a très vite compris que la présentation des comptes de l'UCCSF par Winisdoerffer n'était pas transparente et laissait planer de sérieux doutes sur leur fiabilité. D'un caractère direct, il n'a pas voulu couvrir plus longtemps, même en qualité de trésorier intérimaire, une situation anormale, ce qui a eu le don d'irriter Winisdoerffer, toujours chatouilleux sur son honneur et campé sur son intégrité. Toujours est-il qu'avec Mme Nicole CAUDRELIER qui lui avait succédé au poste de trésorier titulaire en Oct. 1998 (?) et n'ayant pas, comme MALHERBE, pu accéder aux comptes bancaires jalousement gardés par BW seul, ils se sont décidés à démissionner, suivis par un trésorier adjoint, le Dr Georges LABBE, fidèle militant de Basse-Normandie.
Peu à peu, j'ai découvert les connaissances étendues de Bernard MALHERBE en matière juridique, comptable et de gestion de clinique.
Ce portrait d'un homme de devoir et de rigueur serait incomplet si on persistait à ignorer les nombreuses missions humanitaires qu'il accomplit très discrètement et parfois au péril de sa vie.