On sait l'influence croissante prise par les sondages d'opinion. A partir d'un échantillon dit "représentatif" qui ne porte que sur quelques centaines, voire dans les meilleurs cas, sur un millier de personnes interrogées par téléphone, on tire des prévisions chiffrées sur de nombreux sujets, en particulier sur les intentions de vote à l'occasion des consultations électorales politiques, syndicales ou autres. [1]
Outre sa fiabilité douteuse, souvent d'ailleurs mise en défaut [2], cette méthode risque d'influencer le choix des électeurs dans le sens plus ou moins souhaité par les commanditaires de l'opération et des résultats allégués.
Interrogez votre entourage pour découvrir enfin quelqu'un qui reconnaisse avoir été interrogé sur une intention électorale quelle qu'elle soit. J'ai personnellement multiplié l'expérience. Toujours sans succès... Essayez à votre tour. Vous aurez peut-être plus de chance que moi.
 
1.
Ne pas confondre avec tous les importuns qui, au milieu du repas, vous proposent des tapis ou vous demandent si vous avez l'intention de changer de voiture cette année. Il ne s'agit habituellement pas de "sondages d'opinion" au sens visé ici. 
2.
Sur deux sondages commandés par le Quotidien du Médecin à l'approche des élections aux Unions régionales, l'UCCSF fut créditée en 1994 de 1% des intentions de vote, alors qu'elle a obtenu plus de 13% des voix. En 2000, avec une prévision de 1 à 2% des intentions de vote, l'UCCSF a obtenu 7,4% du total des voix.