Il n'existe pas de statistique sérieuse sur les taux de syndicalisation (c'est à dire avec versement d'une cotisation dûment comptabilisée) des organisations qui se prétendent représentatives.

 

Un syndicat qui n'a pas de moyen d'expression régulier (circulaires, bulletin, revue) ou qui ne publie ni communiqué, ni document, ni compte rendu, est mort-né ou condamné à disparaître rapidement.

 

Que peut-on dire de la représentativité d'un Syndicat dont le siège se trouve dans un local officiel, un hôpital par exemple, où il est hébergé gratuitement, dont il utilise sans limite le personnel (secrétariat) et le matériel (photocopies, le téléphone) ?

 

Est-il représentatif le syndicat dont le siège est tout simplement établi au domicile personnel d'un responsable, le Président par exemple, qui ne représente souvent que lui-même et qui utilise parfois à son seul profit ce paravent syndical commode ?

 

Par contre, un syndicat qui a un siège propre, qui paie un loyer, une taxe d'habitation ou une taxe foncière s'il est propriétaire du local, qui peut présenter des factures d'eau, d'électricité et de téléphone, qui emploie du personnel et qui paie les salaires et charges afférentes, qui publie régulièrement une revue et/ou des circulaires, est a priori représentatif dans son domaine professionnel s'il peut apporter la preuve de son indépendance financière grâce aux cotisations qu'il a effectivement encaissées.

 

Un syndicat qui entreprend régulièrement des actions médiatiques à la fois objectives et attractives a quelques chances de retenir l'attention. S'il adopte une attitude agressive ou démagogique, s'il se lance dans la polémique, il a de bonnes chances d'être suivi, mais il ne faut pas en abuser. Il risque lasser ses premiers sympathisants d'autant que les surenchères syndicales destinée à recueillir le maximum d'adhésions, ne trompent personne et risquent détourner définitivement ceux qui s'étaient laissé prendre aux promesses irréalistes