On continue à désigner les cliniques privées conventionnées sous le nom "d'établissement privé à but lucratif" ou mieux "établissement privé à but commercial" par opposition aux établissements privés "à but non commercial" ou encore établissement PSPH (ou non PSPH selon les cas).
Ces dénominations résultent d'un classement juridique opposant les hôpitaux, établissements publics aux établissements privés mélangeant indistinctement et souvent volontairement ceux qui sont dits "à but lucratif" et les autres. Ce flou sémantique entre l'ensemble des établissements privés était bien commode pour rendre opaque la lecture de leurs statistiques. respectives.
Mais les termes "à but lucratif" ou mieux "établissements commerciaux" pratiquant l'écrémage des patients [1]  étaient surtout destinés à jeter l'opprobre sur les cliniques implicitement accusées de la recherche frénétique d'un profit. Cette accusation insidieuse est devenue insupportable à la fois aux gestionnaires et à leurs praticiens aussi longtemps que l'établissement a pu se maintenir en activité au prix d'un miracle quotidien. Faute de profit justement, plusieurs centaines de cliniques ont progressivement disparu dans l'indifférence générale.
Les établissements survivants toujours appelés "à but lucratif" réclament une dénomination plus conforme à la réalité et à la loi : il faudrait désormais appeler les cliniques privées conventionnées établissement "sous OQN" et les établissements privés PSPH (ou non) établissement "sous dotation globale".
 
1.
Sauf erreur, c'est Mme LAUNOIS, collaboratrice du Pr. AUJALEU qui a lancé cette épithète infamante lors d'une réunion du groupe de travail présidé par le Pr. Robert DEBRE auquel je participais en mai (?) 1959.