N'en déplaise aux partisans irréductibles de la médecine libérale, les statistiques montrent la place croissante de la médecine salariée dans notre système de soins, tant parmi les généralistes que dans les diverses spécialités.
Le tableau reproduit ci-après [1] fait apparaître l'importance de cette activité exercée sous subordination administrative dans l'hospitalisation publique et privée sans but lucratif (PSPH) mais ne révèle pas encore son apparition progressive dans les cliniques privées.
Ainsi, certaines fonctions (médecin DIM [2], transversalités, par exemple) jusqu'ici remplies bénévolement par des libéraux, sont désormais confiées à des médecins salariés exerçant à temps partiel en cliniques privées.
Enfin, il ne faut pas oublier qu'un certain nombre de spécialistes chirurgicaux ont une activité mixte, simultanément salariée et hospitalière (les PH temps partiel), les hospitaliers et Hospitalo-Universitaires plein temps, disposant d'un secteur privé intra-hospitalier. Il n'est pas encore possible de ventiler cette double activité effectuée par chaque spécialiste selon le statut de l'établissement dans lequel il exerce.
Selon le tableau ci-dessous, près de 50% du corps médical métropolitain a une activité salariée : 

 

 

Répartition des médecins selon le mode d'exercice

(CNOM 01/01/2003)

Libéral

91.254

45%

Mixte libéral & salarié

17.540

9%

Salarié hospitalier

54.212

27%

Médecine salariée

21.561

11%

Divers et non déclaré

16.787

9%

Total France métropolitaine

201.354

100%

 

1.
in Médecine et Collectivités n° 52, p.2 mai-2003 – Source CNOM 01/01/2003 France métropolitaine seule. 
2.
Médecin du département d'Information médicale